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Travailler étroitement avec les artistes, les compagnies et les diffuseurs, afin de propulser la danse et soutenir sa vivacité auprès d’un public grandissant.

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  • Jeudi 9 août 2018
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    CanDance, La danse sur les routes du Québec et Ontario Presents sont fiers d'accueillir Aicha Bastien-N’Diaya, Andrea Pena, Aria Evans, Ivanie Aubin-Malo, Natasha Powell et Nova Bhattacharya dans cette première cohorte de développement de compétences en diffusion de la danse. Les participantes seront guidées par l’artiste mohawk Barbara Kaneratonni Diabo et Lee Bolton, une gestionnaire des arts chevronnée. Ces spécialistes offriront un contexte d'apprentissage en codéveloppement, où les participantes seront amenées à jouer un rôle actif dans un contexte respectant la contribution et l'unicité de chacune. Ce parcours vise à promouvoir le travail des artistes de la danse issus des communautés autochtones et racisées en misant sur l’accompagnement, l'entraide entre pairs, le soutien à la promotion et l’organisation de rencontres entre les artistes et des diffuseurs de l’Ontario et du Québec.

    Ce projet est rendu possible grâce à l'appui du gouvernement du Québec, du gouvernement de l'Ontario et du Conseil des arts de Montréal.

  • Mardi 7 août 2018
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    La danse sur les routes du Québec (La DSR) est une institution reconnue dans le milieu de la danse du Québec et à l’international grâce, entre autres, à des initiatives comme Parcours Danse, dont la 16e édition a eu lieu du 28 novembre au 1er décembre 2017. Cet événement phare, qui favorise les rencontres entre artistes et diffuseurs, a notamment été marquant pour Victor Quijada, le fondateur et directeur de la compagnie RUBBERBANDance. Entretien.

    Né en 1976 de parents mexicano-américains en Californie, Victor Quijada a d’abord appris la danse à la Los Angeles County High School for the Arts. Fortement marqué par la culture hip-hop, il est incité par Twyla Tharp à apprendre à danser le ballet pour se joindre à sa compagnie Tharp! en 1996. C’est en 2000 que l’Américain accepte de danser pour les Grands Ballets Canadiens. Moins de deux ans plus tard, il fonde RUBBERBANDance. Forte d’une douzaine d’œuvres, la compagnie a présenté son travail notamment en Asie, en Europe et en Amérique du Nord. Quijada se fascine aussi pour la danse à l’écran, ce qui a donné lieu à quelques courts métrages et productions télévisuelles.

    Le premier choc culturel en s’installant à Montréal a heureusement été très positif. «J’ai été étonné par la place de la culture au Québec. Dès le début de ma carrière, je visais une plateforme internationale. Sans la reconnaissance et l’adhérence des institutions québécoises, je ne crois pas que j’aurais pu me rendre où je suis aujourd’hui. Ça m’a donné un sentiment très fort d’appartenance, et une volonté de bien représenter le Québec. J’ai un désir de partager mon travail avec des personnes d’ailleurs.»

    L’importance de Parcours Danse

    Celui qui a eu la chance de réaliser son rêve en montrant son talent un peu partout sur la planète salue d’emblée l’apport de La danse sur les routes du Québec sur sa carrière. «L’écologie de la danse ne passe bien sûr pas seulement à Montréal, et La DSR l’a bien compris. Cette exploration, on a pu la faire grâce à l’apport de cette organisation.», explique Victor Quijada. Surtout aussi grâce à Parcours Danse. L’événement, qui s’étend sur quelques jours, propose des vitrines, des ateliers et autres occasions de réseautage. Lors de la dernière édition, c’est plus de 42 spectacles qui ont été présentés aux 380 participants dont 95 diffuseurs du Canada et de l’international.

    «C’est une très belle plateforme pour les compagnies québécoises! C’est le bon endroit pour partager son travail, faire des connections et se construire un réseau. La danse, c’est vivant. Ça doit se passer dans l’énergie de la rencontre.» Éventuellement, ces rencontres peuvent mener à des opportunités incontournables pour toute compagnie de la relève, ou même établie. «Trouver un diffuseur, c’est tout un défi. Grâce au support de Parcours Danse, c’est beaucoup plus facile de faire des liens significatifs.», indique le chorégraphe. Et d’organiser des tournées pour faire connaître son travail à travers la province, mais aussi de manière internationale!

    En plus de souvent permettre de mieux gérer les ressources «parce que visiter quatre villes au lieu d’une en un seul voyage, c’est beaucoup plus rentable», partir sur la route permet de partager oui, mais aussi de mettre son œuvre en perspective. «Ça a beaucoup d’autres impacts, dont la latitude nécessaire pour améliorer une pièce, une présentation. Si j’ai l’occasion de mettre plus de temps sur un projet, ça me permet d’aiguiser mes outils de chorégraphe, de metteur en scène et de directeur.», admet le fondateur de RUBBERBANDance.

    En jetant un regard en arrière, Victor Quijada est très conscient de l’apport de La danse sur les routes du Québec, et surtout de Parcours Danse, dans sa carrière en danse. « C’est impossible de savoir ce qui se serait passé si j’étais resté aux États-Unis. Pourtant, je sais très bien que ma compagnie, ma pratique, ont été énormément influencés par ma décision de venir au Québec. Je suis très conscient que La danse sur les routes du Québec a donné une autre perspective à mon travail.»

  • Mardi 10 juillet 2018
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    Nous invitons les membres de La danse sur les routes du Québec (La DSR) à renouveler leur adhésion pour la saison 2018-19. Nous invitons également tous les intervenants interpellés par la mission de La DSR à y adhérer sans plus tarder!

    Mot de la présidente de La danse sur les routes du Québec:

    Il est maintenant temps de renouveler votre adhésion à La danse sur les routes du Québec, qui s’engage depuis 20 ans pour l’amélioration et le déploiement de la diffusion de la danse sur le territoire québécois.

    À travers ses activités et ses services, La DSR offre des occasions de réseautage, des temps de formations, d’ateliers et de rencontres favorisant la mise en place de collaborations et de partenariats. La DSR créée des ponts entre les milieux de la création, de la diffusion et de la production. En rejoignant La DSR, vous marquez votre désir de propulser la danse, de soutenir sa vivacité auprès d’un public grandissant et donnez une voix plus forte à la diffusion de la danse.

    Au nom du conseil d’administration et de toute l’équipe de La danse sur les routes du Québec, je tiens à remercier ceux et celles qui soutiennent La DSR et je vous invite à adhérer à notre organisme pour contribuer à la poursuite de notre mission. Une mission que nous menons pour vous et grâce à vous.

    Cordialement,

    Kathy Casey, présidente de La DSR

  • Lundi 9 juillet 2018
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    Soutenu par le Fonds stratégie numérique du Conseil des Arts du Canada, le LAB de La danse sur les routes du Québec (LabDSR) est un projet pilote qui accompagnera quatre équipes d'artistes et de diffuseurs dans la cocréation et le prototypage de quatre initiatives numériques originales de développement des publics, sur une période d’un an et demi. Cette démarche de codéveloppement itératif permettra à seize artistes et diffuseurs de s’approprier le potentiel numérique pour mieux comprendre les spectateurs et les non-spectateurs de danse. Réalisé en collaboration avec le Labculturel de Culture pour tous, le Regroupement québécois de la danse, Québec numérique, La Machinerie et le Pôle médias et divertissement de HEC Montréal, ce processus global a pour ambition de transformer radicalement l’engagement des citoyens envers la danse. Un comité de sages formés de partenaires, de représentants du milieu de la danse et d’experts en innovation accompagnera le développement du LabDSR.

    Ainsi, dans un premier temps les équipes apprendront à analyser et mieux comprendre de l’auditoire de la danse à l'aide de données mutualisées. Les équipes seront ensuite accompagnées danse le prototypage d’initiatives numériques de développement des publics. Ce processus sera documenté en vue de la planification de webinaires et de la production de cahiers de charges afin que d'autres puissent s'en inspirer ou reproduire des expériences similaires. Le LabDSR développe ainsi la capacité du milieu à mutualiser les ressources et à exploiter des stratégies numériques adaptées au public d'aujourd’hui et demain.

    La démarche de codéveloppement de prototypes en mode itératif permet aux membres de la cohorte d’explorer les ressources numériques qui répondent aux enjeux spécifiques de leur communauté. Chaque équipe disposera d'un budget pour réaliser un prototype. Les prototypes seront testés en mode itératif auprès de spectateurs et de non-spectateurs, car le LabDSR vise à rejoindre de nouvelles clientèles et à engager un dialogue entre artistes, diffuseurs et citoyens.

    Un prototype pourrait par exemple permettre: de faire vivre des expériences avec des danseurs en téléprésence, créer une application pour communiquer avec des spectateurs qui assisteront à un même spectacle partout sur le territoire, concevoir une expérience de réalité virtuelle pour faire comprendre le processus chorégraphique à des nouveaux spectateurs en dehors des lieux de diffusion, etc.

    En partageant ensuite le processus avec l'ensemble de ses collaborateurs au Québec et au Canada, La DSR assurera le rayonnement de l’expertise et des savoirs développés dans le lab.

    Ce projet pilote vise à augmenter l’accès à la danse, à rehausser la qualité de l’expérience artistique, ainsi qu’à élargir la participation et l’engagement des citoyens envers la danse.

    Les détails de l’appel de candidatures seront annoncés à l’automne 2018.

    Dates à retenir:

    • 20 septembre 2018: Journée de formation «Numérique, innovation ouverte et développement des publics de la danse»
    • 12 octobre: Fin de l’appel de candidatures des équipes.
  • Vendredi 6 juillet 2018
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    Depuis déjà plus de 20 ans, La danse sur les routes du Québec (La DSR) multiplie les bonnes idées pour faire rayonner la danse hors Montréal. Impossible de passer sous silence l’initiative Jouer dehors, qui permet à des artistes établis ou de la relève d’offrir un spectacle conçu pour être présentée hors des salles conventionnelles depuis déjà 8 ans partout à travers le Québec. Une aide dont a pu bénéficier Emmanuel Jouthe, directeur artistique de Danse Carpe Diem, pour Écoute pour voir.

    Après avoir dansé avec plusieurs figures importantes de la danse contemporaine, Emmanuel Jouthe a cofondé la compagnie Danse Carpe Diem en 1995. C’est quatre ans plus tard que le chorégraphe et interprète devient l’unique directeur artistique. Dans le cadre de sa carrière, le passionné s’est démarqué par son intérêt pour les territoires scéniques qui sortent de l’ordinaire et le lien du public à la danse. Au nombre de ses œuvres marquantes, on compte Écoute pour voir (2008), Suites perméables (2015) et Chairs miniatures (2015).

    Écoute pour voir présente divers solos. En tête-à-tête, un danseur et un spectateur — munis d’écouteurs — peuvent vivre un moment artistique d’une haute intensité. Les options sont par contre multiples: un individu peut choisir de passer d’un danseur à un autre, ou de regarder le tout de loin. Cette œuvre était toute désignée pour bénéficier du programme Jouer dehors.«C’est un programme merveilleux, une plateforme fantastique. Jouer dehors a permis à la compagnie de présenter Écoute pour voir dans des sentiers moins communs ou conventionnels. Jouer n’aide pas seulement les artistes, ça aide une discipline», souligne Emmanuel Jouthe.

    Programme de perfectionnement professionnel aux multiples facettes, Jouer dehors offre aux artistes sélectionnés plus de 50 heures d’accompagnement individuel selon les besoins spécifiques de chacun. Plusieurs formations de groupe abordent également les réseaux de diffusion, le positionnement d’un spectacle, les temps forts de la diffusion, le cycle de vie des productions et la détermination du cachet. Dans le cas d’Emmanuel Jouthe, cette aide a notamment pris la forme de professionnalisation des outils de présentation d’Écoute pour voir: «La DSR nous a donné un coup de pouce pour préciser, formuler et imager notre proposition. Bref, à attirer efficacement l’attention des diffuseurs avec notre proposition. »

    Jouer dehors, littéralement

    Celui qui se passionne pour le développement de nouveaux publics est très conscient de l’apport de La danse sur les routes du Québec dans le paysage québécois de la danse. «Nous avons été très choyés par ce programme. Sinon, on n’aurait jamais pu aller jouer à Saint-Siméon ou Péribonka, par exemple. Jamais en 100 ans. Pour l’instant, la danse contemporaine n’attire pas assez de personnes en salle», indique l’artiste.

    C’est là que l’initiative Jouer dehors prend tout son sens selon Emmanuel Jouthe. «Dehors, on a accès à tout le monde. On va chercher le public. Les passants peuvent être touchés par ce qu’on propose. À l’extérieur, c’est convivial: peut-être qu’on pourra convaincre une personne de s’arrêter. Je pense que ça peut aiguiser la curiosité du public. C’est une excellente manière de prendre contact. De fil en aiguille, je suis convaincu que cet art se propage de la bonne manière.»

    Enthousiaste face aux perspectives de Jouer dehors, Emmanuel Jouthe est convaincu que cette initiative est là pour durer. «Je suis certain que ça fait déjà des adeptes. C’est un véhicule vraiment porteur, à l’image de la danse contemporaine. Nous sommes dans un milieu très réactif, très à l’affût des changements. La danse sur les routes du Québec en est la représentation parfaite.»

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