Compagnies / Mélissandre T-Bourassa (chorégraphe indépendante)

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Présentation de la compagnie

Diplômée du Jeune Ballet du Québec, formée auprès de danseurs percussifs de renom, Mélissandre T-Bourassa œuvre professionnellement comme interprète et chorégraphe depuis 2003.

En tant que spécialiste de la gigue québécoise, elle a fait partie de la création et de la distribution du spectacle ZAIA du Cirque du Soleil à Macao, Chine (près de 1000 représentations). Elle a également dansé pour La Bottine Souriante, Les Sortilèges, Sans Temps Danse, Zogma et Isabelle Boulanger. Elle a créé et interprété des pièces pour le festival Juste pour rire, le festival Orientalys, Les Sortilèges, La Grande Rencontre et Bigico.

Depuis 2011, elle évolue au sein du groupe Les Bordéliques danse et musique, un duo interdisciplinaire qu’elle a cofondé avec Gabriel Girouard. Le duo propose des œuvres de style théâtral et souvent clownesque. Les Bordéliques ont pu se produire à la Place des Arts et leur plus récente création, Blind Date, s’est mérité le Prix CALQ-Œuvre de l’année en région (Lanaudière) en 2016. Ils ont également remporté le Prix Coup de cœur 2016 et Jeune public 2013 aux Grands Prix Desjardins de la culture, ainsi que le Prix Excelsiors 2015, catégorie « culture ».

En 2015, grâce à une bourse du CALQ, Mélissandre a pu mener à bien un projet de perfectionnement professionnel en création chorégraphique auprès de ses mentors Sandy Silva, Frédérique-Annie Robitaille et Estelle Clareton. Forte de cette expérience, elle souhaite maintenant développer sa pratique en tant que chorégraphe indépendante. Les châteaux de sable, sa plus récente création, a été présentée pour la première fois en septembre 2017, dans le cadre de la Semaine de la danse de Joliette.

Démarche artistique

Au cœur de mon travail chorégraphique, il y a la rencontre entre la danse classique, le mouvement contemporain et la gigue québécoise. Du ballet, je garde certaines lignes, la précision du travail de jambe et, parfois, la technique de pointes. J’emprunte à la danse contemporaine une plus grande liberté de mouvement et l’utilisation du poids. Quant à la gigue, elle se traduit par la récurrence du travail percussif dans mes créations.

Les pieds occupent une place de choix dans mes chorégraphies : ils initient souvent le mouvement et j’aime que l’attention visuelle se porte sur cette partie du corps. Je m’intéresse aussi beaucoup à leur rapport avec le sol, allant d’un frottement sensuel à un martèlement fougueux. Je travaille l’aspect sonore de mes chorégraphies en choisissant avec soin la présence rythmique, les nuances d’intensité, la vitesse, la métrique. Tous ces éléments me permettent de déborder largement des frontières de la gigue et de me servir de cette danse comme d’un matériau chorégraphique au fort potentiel expressif.

Je suis également fascinée par le non-métrique et les rythmes plus aléatoires. La déconstruction de la forme amène un éclatement de l’organisation rythmique. Parfois, la gigue se traduit par une présence sonore enveloppante, plutôt que par des séquences de pas qui s’enchaînent. Je cherche donc un rythme organique, viscéral, que le corps expulse naturellement suite à la transformation physique qui s’opère. Un rythme qui n’est pas une dictature que l’on s’impose. Un rythme qui, par son chaos, révèle la fébrilité qui nous anime.

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