Représentation

4 décembre 2013, 11h30
  • Gibson Muriva (chorégraphe indépendant) / Muriva Danse

    Né au Zimbabwe, Gibson Muriva a entamé sa carrière professionnelle en joignant les rangs du National Ballet of Zimbabwe au sein duquel il a remporté le prix du «meilleur danseur». Il a poursuivit sa carrière en joignant plusieurs compagnies au Zimbabwe, en Angleterre et au Canada.

    Depuis 2007, Gibson a choisi de s’installer à Montréal où il présente sa première longue création Sisi au Montréal, Arts Interculturels en 2009 avec laquelle il bénéficie du soutien du CAM et du MAI pour une tournée de l’Île de Montréal et participe à plusieurs évènements à Tangente, Vue sur la Relève ou le Guelph Contemporary Dance Festival.

    Son vocabulaire est une fusion extrêmement physique de la danse traditionnelle africaine et de styles occidentaux tels que le ballet, le jazz et la danse contemporaine. Il cherche de quelle manière ces multiples formes peuvent émerger en lui et devenir plus spécifiquement SA voix.

    • Sisi
      • Photo: David Chedore
      • Mika Lior, Julie Burel, Christine Larivière, Marie-Adeline Choquet

        Photo: Marianne Pointner

      Sisi (soeur en langue shona) est une prière pour l’espoir et la solidarité. Adoptant le point de vue d’un homme, le récit nous invite à suivre l’histoire de ses quatre soeurs, contraintes par leur sexe, leur culture au Zimbabwe.

      Sisi marie la richesse corporelle de la danse africaine traditionnelle à la précision du ballet, du jazz et de la danse contemporaine. Tout en étant solidement enracinée, elle se déploie dans la légèreté: d’un côté, nous éprouvons la filiation avec la Terre et de l’autre, l’envol du corps.

      Puisqu’elle embrasse la perspective d’un réfugié, déplacé et déraciné, l’oeuvre nous fait ressentir la synthèse de ces pôles de manière encore plus poignante, donnant lieu à un travail riche, tendu, inscrit dans monde contemporain, un monde où nous voyons les frontières se dissoudre et les cultures se heurter. Grâce au mélange des genres de Muriva ainsi qu’à sa quête d’universalité, nous assistons à une nouvelle voix artistique et nous avons la chance de reconnaître ce qui nous unit au lieu de ce qui nous divise.

      À l’intérieur des replis personnels et autobiographiques de cette pièce, un autre thème se fait jour, un cri pour l’action et le changement. Le fait d’avoir grandi au sein d’une culture qui restreint les femmes à leurs rôles d’épouses et de mères - et ce, peu importent leur éducation, leur talent ou leur soif d’horizons divers - est à la source de questionnements plus vastes chez le chorégraphe.

      Finalement, en confrontant sa propre complicité avec la situation, Gibson Muriva nous met au défi d’affronter la nôtre. Brisant le silence autour de l’inégalité des sexes en Afrique, Sisi s’impose comme un appel afin de faire valoir les droits de nos mères et de nos soeurs, de celles qui, aux quatre coins du monde, ne sont pas libres de leurs propres choix.

  • Mandoline Hybride / Priscilla Guy

    Fondée en 2007 à Montréal par l’artiste Priscilla Guy, Mandoline Hybride explore le corps en mouvement à travers différents médias ; vidéodanses, chorégraphies in situ; installations vidéo; performances scéniques multidisciplinaires. La quotidienneté, le geste et le montage chorégraphique sont au coeur de la démarche de création de la compagnie.

    Mandoline Hybride a présenté son travail dans plus de 15 villes au Québec et au Canada, ainsi qu’aux États-Unis, en France et en Espagne, sans compter les nombreux festivals internationaux où sont projetés les films de Priscilla Guy. Mandoline Hybride est par ailleurs devenue une référence en matière de danse à l’écran depuis 2012, notamment via la plateforme Regards Hybrides, cofondée par Priscilla Guy et Claudia Hébert (Toronto, Canada).

    • Les Installations Mouvantes
      • Laurence Sabourin-Laflamme (accordéon), Priscilla Guy et Xavier Malo (danse)

        Photo: Omer Yukseker

      Plusieurs durées possibles : 3 x 12 min (infiltrations) ou 1 x 45 min (déambulation).

      Apparitions impromptues, Les installations mouvantes investissent les bistros, bibliothèques et espaces publics. Singeant leurs voisins de table ou les passants d’un lieu donné, les artistes s’infiltrent au cœur de situations quotidiennes. Leurs gestes, d’abord anodins, évoluent vers des comportements de plus en plus décalés. Alors commence la danse, et le réel bascule dans un univers poétique : les tasses deviennent lunettes et les livres oiseaux, tandis que les cuillères sonnent d’improbables comptes à rebours. En complicité avec les diffuseurs, commerçants et divers lieux d’accueil, cette performance va à la rencontre de nouveaux publics et propose une fissure dans le carcan du quotidien.