Représentation

4 décembre 2013, 14h30
  • DLD - Daniel Léveillé Danse

    Chorégraphe et pédagogue canadien reconnu, Daniel Léveillé occupe une place enviable sur les scènes nationale et internationale de la danse contemporaine. En quarante années de pratique, il a contribué au développement de l’art chorégraphique en créant un corpus d’œuvres majeur interprété par des danseurs d’exception.

    En 2001, Amour, acide et noix établit sa réputation sur la scène internationale où il y présentera par la suite La pudeur des icebergs (2004) et Crépuscule des océans (2007). Il développe alors une écriture faite de répétitions et de phrases courtes, imagine des partitions chorégraphiques à la limite de l’impossible qui contribuent à révéler la beauté de l’être dans toutes ses imperfections et il choisit la nudité comme seul costume possible.

    Avec l’œuvre Solitudes solo (2012), couronnée par le Prix du CALQ de la meilleure œuvre chorégraphique 2012-2013, il initie un nouveau cycle de création où l’on voit poindre une gestuelle plus fluide, le retour d’un costume autre que la nudité et qui réaffirme avec éloquence que l’on peut faire et dire beaucoup avec peu. Ce nouveau cycle se poursuit avec Solitudes duo (2015)et Quatuor tristesse (2018).

    Daniel Léveillé est lauréat du Grand Prix de la danse de Montréal (2017), qui lui est attribué autant pour son impact sur le milieu de la danse que pour la longévité de sa carrière. Le jury a voulu souligner sa signature unique, son intégrité artistique et le remarquable travail de soutien et de transmission qu’il a accomplit avec Daniel Léveillé Danse. En 2018, Daniel Léveillé quitte ses fonctions de direction artistique de la compagnie et cède sa place à Frédérick Gravel. Il demeure actif au sein de la compagnie à titre de chorégraphe.

    • Solitudes solo
      • Justin Gionet

        Photo: Denis Farley
      • Lucie Vigneault

        Photo: Denis Farley
      • Emmanuel Proulx

        Photo: Denis Farley

      Déjà engagé depuis longtemps dans un travail de dépassement du temps, Léveillé propose dans ces solos des formes qui atteignent l’immatérialité. Chaque danseur dans sa danse expose une figure particulière de nous-même, un moment d’une vie qui tend vers son unité et sa beauté, tout en sachant qu’elle ne peut les atteindre qu’au risque de la brisure et de la chute. L’austérité est la condition de cet exercice, qui oppose au poids de la dispersion et du non-sens un idéal quasi spirituel. Daniel Léveillé atteint ici le cœur de son art.

      Léveillé nous prend par la main et nous emmène - et ce si facilement - vers des états émotionnels difficiles qui sont caractéristiques de notre condition humaine. Voilà le fil conducteur qui passe à travers l’ensemble de son oeuvre et qui définit sa contribution.

    • Amour, acide et noix
      • Jean-François Déziel, David Kilburn, Daniel Léveillé, Ivana Milicevic, Dave St-Pierre

        Photo:
      • Frédéric Boivin, Dave St-Pierre, David Kilburn, Ivana Milicevic.

        Photo: John Morstad
      • Frédéric Boivin, Dave St-Pierre, Ivana Milicevic, David Kilburn

        Photo: John Morstad

      Quatre corps donnés à la danse révèlent ce qui se love derrière la peau étrangement blanche: le muscle, l’eau, le souffle, l’énergie, un état d’être à la vie, terriblement vivant et attentif à l’autre, malgré tout ou à cause du besoin de n’être pas complètement seul. Amour, acide et noix dit la solitude, mais aussi et surtout l’infinie tendresse du toucher, la dureté de la vie et le désir d’élévation ou d’évasion de ce corps parfois si lourd. Amour, acide et noix offre la nudité comme seule alternative à une lecture du corps, sans fard, ni fausse pudeur. La peau n’est-elle pas le véritable costume du corps?

    • S'amouracher
      • Esther Rousseau Morin et Brice Noeser

        Photo: Ben Philippi
      • Esther Rousseau Morin et Brice Noeser

        Photo: Ben Philippi

      Estelle Clareton plonge avec S’amouracher (9e FURIE) dans l’intimité du couple et de la relation amoureuse. Elle y décortique la physicalité qui naît du partage d’un espace commun, le désir, les bouleversements chimiques provoqués par le sentiment amoureux et surtout la difficulté, malgré la volonté, d’être avec l’autre. Entourée de quatre interprètes (deux danseurs et deux acteurs) et de son équipe de concepteurs, la chorégraphe posera un regard hétérosexuel, mature, amusé et optimiste sur cette question sensible, actuelle et en plein bouleversement.

  • Destins Croisés

    Toute la philosophie de Destins Croisés réside en son nom. Fondée en 2003 par le chorégraphe, danseur et enseignant français-marocain-canadien Ismaël Mouaraki, la compagnie de danse montréalaise Destins Croisés rassemble cultures urbaines et arts de la scène contemporaine dans des fresques chorégraphiques originales et hors-normes. L’identité et l’altérité sont des thèmes récurrents dans ses créations, explorant le métissage des genres, des individualités et des physicalités hybrides pour rejoindre l’essence du corps dansant dans une volonté de briser toutes les frontières sociales, culturelles et artistiques et créer avec ce qui différencie. Dans son univers, chacun, chaque forme d’art, chaque démarche a sa place.

    • Loops
      • Photo: Marquis Montes
      • Photo: Marquis Montes
      • Photo: Marquis Montes
      • Photo: Marquis Montes
      • Photo: Marquis Montes
      • Jennifer Casimir, David Albert-Toth et Lila-Mae Talbot

        Photo: Whitney Browne
      • Photo: Philippe Provencher

      Le métro est un lieu où l’on ne fait que passer et repasser. De cette cadence en boucle surgit un rythme que l’on ne perçoit que si l’on prend le temps de s’arrêter, contempler, écouter et sentir les masses humaines et les machineries bruyantes qui animent le tunnel. De cet environnement non conventionnel, les danseurs ont enfilé leurs souliers pour danser au rythme du métro. Prenant le pouls de la masse bétonneuse, dans le vacarme des tunnels qui sillonnent la ville, on a voulu saisir le rythme singulier scandé par le passage des voyageurs. « Ce spectacle n’est pas une reconstitution du métro sur scène, mais plutôt un témoignage du corps dans le milieu social dans lequel on vit. », explique Ismaël Mouaraki. En fait, Loops est un voyage en boucle de la rue à la scène où surgit la remise en question de soi par la rencontre de l’autre et de ses différences.

      « Une fresque vivante aux multiples inspirations, la danse urbaine dans sa plus libre expression!» - Corrine Laberge, Cités nouvelles, le 27 octobre 2008

  • Frédérick Gravel et Étienne Lepage

    • Ainsi parlait...
      • Anne Thériault

        Photo: Nadine Gomez
      • Nadine Gomez

        Photo: Daniel Parent

      Tout d'abord une langue dressée. Une langue qui crache, qui envoûte, qui en dit trop, ou pas assez. Puis, quelques gestes, des à-peu-près, lâches, qui appellent l'« évachage ». Ainsi parlait… est le résultat d'un travail de recherche mené sur les mariages possibles entre la parole et le mouvement. Dirigée par l'auteur Étienne Lepage et le chorégraphe Frédérick Gravel, la recherche prend appuie sur le choc de leurs démarches respectives. Ils secouent l’ordre établi, prennent leur époque à bras-le-corps, bousculent les codes du théâtre et de la danse.

  • George Stamos (Chorégraphe indépendant)

    Le chorégraphe montréalais George Stamos est diplômé de la SNDO d’Amsterdam, établissement de premier plan dans le monde de la recherche en danse contemporaine. Tout au long de sa carrière prolifique, George approfondit la pratique du médium danse de manière à la fois physique et intellectuelle. Ses pièces Reservoir-Pneumatic 2009, Husk 2012 et Liklik Pik 2012, créations hybrides qui fusionnent danse, performance et autres médias, ont été acclamées par le public et la critique. En 2012, George est choisi pour être chorégraphe en résidence à l’Agora de la danse 2012- 2014, devient membre du corps enseignant de l’Université Concordia et reçoit la prestigieuse bourse de McKnight Foundation pour chorégraphes internationaux. Par ailleurs danseur accompli, George a dansé pour plusieurs chorégraphes de renom, et a donné de nombreux stages aux professionnels de la danse à travers le Canada.

    • Liklik Pik
      • Dany Desjardins, George Stamos

        Photo: Belle Ancell

      Liklik Pik est un duo transdisciplinaire expérimentant des assemblages débridés entre interactions fraternelles et énergies animales. Animant la figure totémique du cochon - à la fois le mignon petit animal de contes pour enfants mais aussi son alter ego, le porc sale -Stamos et son complice Dany Desjardins ne cessent de jouer de ces multiples facettes, évoquant leurs anciens animaux de compagnie ou les fétichismes alimentaires. Liklik Pik se déploie en un enchevêtrement rapide de situations osant une ironie décapante et un humour absurde.

  • Louise Bédard Danse

    Louise Bédard Danse a été fondée en 1990 et est dirigée depuis par la chorégraphe et danseuse Louise Bédard. La mission centrale de la compagnie est la création et la production d’œuvres originales en danse contemporaine. Ses objectifs sont aussi d’élaborer des spectacles de qualité, axés sur l’humain, en s’entourant d’artistes et de collaborateurs de talent, dans un esprit de respect, de transparence et de coopération. La compagnie consacre des efforts continus vis-à-vis de la recherche en danse, tant dans le cadre de ses productions artistiques que lors des commandes d’œuvres, des collaborations avec d’autres artistes et des activités d’enseignement. Elle souhaite favoriser les interactions entre artistes de différentes générations, en faisant appel à une diversité de collaborateurs et en agissant comme mentor pour des artistes plus jeunes.

    Reconnue pour ses œuvres singulières et étonnantes, souvent inspirées par les arts visuels, Louise Bédard a créé plus d’une trentaine de pièces dans lesquelles elle dépeint l’humain dans toute sa recherche de sublimation. En parallèle, sa compagnie s’investit dans le développement de la danse avec des activités destinées aux professionnels, mais aussi au grand public en milieu communautaire et scolaire.

    Louise Bédard figure parmi les membres fondateurs de Circuit-Est centre chorégraphique. Son travail d'interprète et de chorégraphe lui a valu plusieurs distinctions au fil des années : Prix Jacqueline Lemieux (1983), Prix d’Auteur des 5e Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis (1996), Prix national Jean A. Chalmers de danse (1997) et la nomination de finaliste en danse pour le Grand Prix du Conseil des Arts de Montréal (2005).

    • J'y suis
      • Marie Claire Forté, Bernard Martin

        Photo: George Krump
      • Alanna Kraaijeveld, Bernard Martin

        Photo: George Krump
      • Mark Eden-Towle, Marie Claire Forté, Alanna Kraaijeveld, Bernard Martin

        Photo: George Krump
      • Mark Eden-Towle, Marie Claire Forté, Alanna Kraaijeveld, Bernard Martin

        Photo: George Krump
      • Marie Claire Forté, Bernard Martin, Mark Eden-Towle

        Photo: George Krump

      J’y suis propose une danse qui se sert des particularités de chaque théâtre, grand ou petit, pour aller à la rencontre du public et l’entraîner dans l’univers gestuel, poétique et effervescent, de Louise Bédard. Croisement entre l’expérience in situ et la forme scénique traditionnelle, J’y suis s’attache à créer un lien de complicité avec le spectateur, du foyer à la scène, pour faire de lui un témoin privilégié de chaque mouvement, qu’il soit minuscule ou grandiose. J’y suis, parce que le public y est, au moment présent, tout comme les danseurs.