Spectacle

Ô lit!

  • Spectacle en incubation
  • Pour le jeune public (niveau primaire)
  • Pour la famille
  • Photo: Rolline Laporte
  • Illustration: Manon Gauthier

  • Illustration: Manon Gauthier

  • Illustration: Manon Gauthier

Contact

  • Communication-diffusion Ginette Ferland
    • +1/514-523-3994

Représentations

  • La danse sur les routes du Québec
    • 4 décembre 2012, 13h30
  • Durée totale: 55 min
  • Berceau de l’amour, lieu de rêverie et de solitude, terrain de découvertes et de jeux, le lit pour l’enfant est un endroit intime et privilégié. Dans Ô lit !, la chorégraphe Hélène Langevin explore quatre moments de l’enfance pendant lesquels bébés, enfants et adolescents font de leur lit le territoire de tous les possibles. Des premiers mouvements d’éveil aux débordements de l’adolescence, la danse exprime des univers contrastés où la poésie se confronte à l’énergie, et la réalité au rêve.

    Le lit du bébé, lieu de découverte

    Le lit est un cocon dans lequel le petit enfant continue de grandir et de se développer, un lieu intime et douillet. D’une facture très réaliste, la danse retrace les étapes du développement de la psychomotricité de 0 à 1 an, en empruntant la gestuelle de l’enfant, de l’acquisition des premiers gestes d’autonomie - pousser avec les mains, se retourner sur le dos et sur le ventre, ramper, marcher à quatre pattes - jusqu’aux premiers pas. L’enfant est présent dans son corps et son environnement proche, qu’il découvre par le toucher et le regard.

    Pour les danseurs, il s’agit de désapprendre le mouvement, de briser la coordination et l’aisance du corps pour retrouver les gestes du bébé et leur force originelle.

    Le lit du petit enfant, lieu de l’émotion

    Entre 4 et 8 ans, l’enfant apprend à exprimer et à gérer ses émotions, à canaliser son énergie débordante. C’est l’âge où il fait le deuil de sa fantasmée toute-puissance et se confronte à la volonté des autres.

    Le lit est ici montré comme lieu de punition, de solitude, de retrait nécessaire pour calmer la colère. Dans ce tableau, une petite fille très, très fâchée, est envoyée dans sa chambre, où elle laisse exploser sa colère jusqu’à briser son toutou préféré. Après la tempête, elle découvre comment se recentrer et calmer la crise. Sur scène, la jeune fille est entourée de trois danseurs qui, faisant écho à ses émotions amplifient sa gestuelle colérique.

    Le lit de l’enfant, lieu de l’imaginaire

    Seul dans sa chambre, un garçon de huit ans rêve pour tromper l’ennui. Les super héros sont les personnages du film qu’il s’invente. Le lit devient son camp, le territoire qu’il faut défendre, un champ de bataille.

    C’est par le regard du petit garçon que tout apparaît et disparaît. Dans un univers surréaliste et toujours changeant, qui fait quelques clins d’œil à la bande dessinée, les danseurs incarnent les situations rocambolesques imaginées par l’enfant : être kidnappé, se sauver, combattre les méchants, affronter le danger, devenir un « transformer ».

    Le lit de l’adolescent, lieu de la transformation

    Entre 12 et 16 ans, l’enfant entre dans la période du bruit et du désordre, du changement, des contradictions, de la rébellion contre l’ordre établi. Le lit quitte la chambre pour s’installer au sous-sol. On saute sur le lit, on le déplace, on chahute avec les oreillers, on fait le party… avant de quitter le monde de l’enfance et la maison familiale.

    • Année de création: 2013
    • Public cible: Jeune public, Famille (4 ans et plus)
    • Chorégraphe(s): Hélène Langevin, en collaboration avec les interprètes
    • Interprète(s): Guillaume Chouinard, Émily Honegger, Myriam Tremblay, Julie Tymchuk, Nathan Yaffe
    • Concepteur(s): Assistance à la chorégraphie et répétiteur : Jean-François Légaré, Composition musicale : Bernard Falaise et Éric Forget, Scénographie : Véronique Bertrand, Éclairages : Caroline Ross, Costumes : Sharon Scott, Maquillages : Suzanne Trépanier
    Mise à jour: 3 septembre 2013