Spectacle

  • Audrey Bergeron et Alexandre Parenteau

    Photo: Brianna Lombardo

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  • Durée totale: 10 min
  • «Sans tête ni queue est une chorégraphie qui met en scène un homme, une femme et leur histoire. À travers une trajectoire circulaire, on assiste à des morceaux chorégraphiques présentés sous différents angles, en boucles morcelées et cycliques. De cette recherche formelle surgit une proposition sensible et humaine évocatrice des hauts et des bas reliés au quotidien des relations.»

    Créé en septembre 2012, Sans tête ni queue est une chorégraphie qui a été présentée en première au Monument-National dans le cadre du festival Quartiers Danses, lors d’une soirée consacrée aux artistes émergents en danse contemporaine.

    Inspirée par l’idée de représenter un couple et la multitude de fenêtres d’interprétation que la relation entre l’homme et la femme peut évoquer, la chorégraphie initiale est construite à partir du concept que chaque geste a un impact important sur le développement de la suite. Un point tournant d’une relation, comme une rencontre, une remise en question ou une rupture par exemple, peut être provoquée par différents facteurs d’une complexité égale à celle de l’être humain, de ses choix et de ses différents points de vue. À partir de ce cette idée, la gestuelle a donc été conçue avec des points de repères clés, qui se répètent avec plusieurs nuances, cernés de transitions diversifiées ou présentés sous un autre angle, afin de créer un casse-tête relationnel. La gestuelle est composée de manipulations et de tensions physiques entre les partenaires constamment en contact. On y retrouve deux corps imbriqués l’un dans l’autre, des échanges de support et de poids et des interruptions provoquant des changements de parcours.

    Suite à sa première représentation à Quartier Danse, le projet a été sélectionné par le festival d’artistes émergents Bouge d’ici afin d’être présenté à nouveau cinq fois au Théâtre Mainline en janvier 2012. Le festival offrant un support artistique de mentorat, la pièce a été retravaillée au niveau de la mise en scène dans le but de présenter une version améliorée. Récemment inspirée par l’univers du cinéma et de la vidéodanse, la chorégraphe a choisi d’utiliser le montage vidéo comme outil de scénarisation. Le plan de travail, en amont des répétitions en studio, est un montage vidéo effectué à partir de la gestuelle initiale mais réorganisée dans le temps et utilisant différents procédés de transitions comme la pause, l’accélération, le ralenti, la coupure, le reculons, la répétition, le fondu etc… Les danseurs se sont ensuite inspirés du montage vidéo pour se réapproprier la gestuelle « à l’envers » ou « au ralenti » par exemples, suivant la trame établie par le montage. Traité par la forme, la proposition finale génère une danse ponctuée, dynamique, fragmentée et affirmée, qui soutient et accentue le propos initial de la chorégraphie.

    Enfin, la chorégraphie dans sa version scénique finale a été présentée à la Salle André Mathieu à Laval, puis à la Maison de la culture Maisonneuve dans le cadre du festival Zone Homa.

    Presse:

    «(…) Sans tête ni queue d’Audrey Bergeron, où la chorégraphe danse avec Alexandre Parenteau et construit un conte quelque peu onirique porté par la complicité et le charisme des interprètes et une gestuelle très physique et organique.» Nayla Naoufal, Dance from the mat, janvier 2013

    « (…)The two dancers were wonderful partners and moved beautifully together; the trust between them was evident. » Victoria Laberge, Bloody Underrated, janvier 2013

    • Année de création: 2012
    • Public cible: Grand public
    • Chorégraphe(s): Audrey Bergeron, avec la collaboration de Alexandre Parenteau
    • Interprète(s): Audrey Bergeron et Alexandre Parenteau
    • Concepteur(s): Musique: Antoine Berthiaume.
    Mise à jour: 16 janvier 2014