Parise Mongrain et Annie-Claude Coutu Geoffroy allient leur voix pour le renforcement de leurs missions respectives
La danse de chez nous, au Québec, est riche, multiple et distinctive. Notre scène est, sans équivoque, une plaque tournante reconnue à travers le monde. Nos créateur.ice.s, de grand talent, sont constamment cité.es en référence et appelé.e.s à intervenir dans les plateformes les plus importantes, ici et à l’international.
Face à cette crise que nous traversons, le constat est clair : c’est uniquement en alliant nos forces que nous pourrons traverser ces temps difficiles. Plus que jamais, dans un esprit de solidarité, les artistes et travailleur.euse.s doivent s’unir pour de meilleures conditions, pour que tous les maillons qui composent notre chaîne soient mieux soutenus. De cet élan de solidarité naît entre autres le Front commun pour les arts, une initiative nécessaire dédiée à la pérennité de la culture québécoise, afin qu’elle soit reconnue, particulièrement par les instances gouvernementales, comme un vecteur économique essentiel. Alors qu’il souffle ses 40 bougies, le Regroupement québécois de la danse (RQD) porte la voix de la danse au sein de ce mouvement et est fièrement appuyé par d’autres institutions de notre milieu, dont La danse sur les routes du Québec (La DSR).
Parise Mongrain et Annie-Claude Coutu Geoffroy, toutes deux nommées cette année à la direction du RQD et de La DSR respectivement, constatent évidemment la fragilité de notre communauté, sa colère de ne pas être comprise ni financée à sa juste valeur, mais aussi sa force : malgré tous les obstacles, elle continue de briller par le succès de ses réalisations sur le territoire québécois et à l’étranger. En combinant leurs forces et leurs expertises complémentaires, le RQD et La DSR savent qu’ils pourront mieux servir l’ensemble de l’écosystème de la danse, de l’idéation à la diffusion, pour que la danse du Québec reprenne son souffle et puisse enfin se déployer à la hauteur de nos aspirations.
Les liens entre le RDQ et la DSR remontent à la fondation de cette dernière : bien avant de briller sur son propre territoire, la danse du Québec a été applaudie et reconnue à l’étranger ; un fait frappant qu’un article du Devoir publié le 5 octobre 2024 a rappelé aux plus jeunes d’entre nous. Pour permettre un déploiement de notre danse sur le territoire québécois dans son entièreté, le RQD a fait naître La DSR, en 1997. Depuis, les actions des deux organismes se nourrissent : en tant qu’organisme central du milieu, Le RDQ milite pour le développement de la danse à plusieurs niveaux (création, production, soutien professionnel aux artistes, etc.). La DSR, quant à elle, joue un rôle déterminant dans la diffusion des œuvres à travers la création de circuits de tournées et de lien entre les artistes et diffuseurs sur l’ensemble du territoire, pour que notre danse puisse être vue des publics dans diverses régions du Québec et à l’international. La biennale Parcours Danse joue un rôle majeur en ce sens et en sera d’ailleurs à sa 20e édition en novembre 2025.
Bien que sa diffusion ait connu un certain essor depuis vingt ans, il reste encore un travail considérable à faire pour que la danse rejoigne davantage les gens. L’étude des publics des arts de la scène au Québec réalisée par DAIGLE / SAIRE, récemment commandée par le Groupe de travail sur la fréquentation des arts de la scène (GTFAS), en fait d’ailleurs état : à cette époque de grands bouleversements, comment trouver les moyens nécessaires pour augmenter l’assistance en salle, quand moins d’un tiers seulement des québécois.e.s fréquentent régulièrement le spectacle. C’est dans cet esprit que les deux organismes convient leurs membres à la présentation de cette étude, où Pierre-Olivier Saire se penchera sur les résultats qui concernent spécifiquement la danse.
Date : vendredi 6 décembre
Heure : 12 h 30 à 13 h 30
Réservée aux membres de La DSR et du RQD





